Méthodes de démonstration
📘 Définition
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Démonstration directe
pour prouver , on suppose vraie et on montre par une suite d'implications que est vraie.
Démonstration par contraposée
pour prouver , on démontre l'implication équivalente .
Démonstration par l'absurde
pour prouver une proposition , on suppose et on aboutit à une contradiction. On conclut que est vraie.
Démonstration par récurrence
méthode pour prouver une propriété pour tout (). Elle se fait en deux étapes : initialisation et hérédité.
Démonstration par disjonction de cas
on découpe l'ensemble des possibilités en plusieurs cas exhaustifs et on prouve la propriété dans chaque cas.
Démonstration par contre-exemple
pour réfuter une proposition , il suffit d'exhiber un tel que est fausse.
🧮 Formules essentielles
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Principe de récurrence
Soit une propriété dépendant d'un entier . Si :
alors est vraie pour tout .
Récurrence forte (variante)
Si est vraie et si , alors est vraie pour tout .
Principe du tiers exclu
pour toute proposition , est vraie. C'est la base de la démonstration par l'absurde.
🛠️ Méthodes
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Démonstration par récurrence (schéma standard) :
- Énoncer clairement (la propriété à démontrer).
- Initialisation : vérifier (souvent ou ).
- Hérédité : soit . Supposer vraie (hypothèse de récurrence) et démontrer .
- Conclusion : par récurrence, est vraie pour tout .
Démonstration par l'absurde (schéma) :
- Énoncer ce qu'on veut prouver : .
- Supposer .
- Dérouler les conséquences jusqu'à une contradiction (par exemple , ou un élément à la fois dans et hors d'un ensemble).
- Conclure que l'hypothèse est fausse, donc est vraie.
Démonstration par contraposée (schéma) :
- Objectif : prouver .
- Écrire la contraposée .
- Supposer et démontrer directement.
- Conclure que est vraie.
Démonstration par disjonction de cas :
- Identifier une partition exhaustive (ex : pair ou impair ; , ou ).
- Prouver la propriété dans chaque cas.
- Conclure.
✏️ Exemples-types
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Exemple 1 — Récurrence : somme des entiers consécutifs
Montrons que : pour tout .
Initialisation
pour : et . est vraie.
Hérédité
supposons vraie. Alors :
Donc est vraie.
Conclusion
par récurrence, est vraie pour tout .
Exemple 2 — Absurde : irrationnalité de
Montrons que est irrationnel. Supposons par l'absurde que avec premiers entre eux. Alors , donc est pair, donc est pair : . D'où , soit , donc est pair. Mais alors et sont tous deux pairs, ce qui contredit l'hypothèse qu'ils soient premiers entre eux. est donc irrationnel.
Exemple 3 — Contraposée : « si pair, alors pair »
Contraposée : « si impair, alors impair ». Si , alors est impair. Donc l'énoncé de départ est vrai.
⚠️ Pièges et cas particuliers
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Oublier l'initialisation
une récurrence sans initialisation ne démontre rien. Vérifier systématiquement le premier cas.
Hypothèse de récurrence mal utilisée
on suppose vraie uniquement pour un quelconque fixé, pas pour tous les . L'objectif est alors de démontrer .
Confusion entre absurde et contraposée
la contraposée prouve en démontrant . L'absurde suppose pour aboutir à une contradiction.
Récurrence sur des cas non entiers
la récurrence fonctionne sur (ou un sous-ensemble de ). On ne peut pas faire une récurrence directement sur .
Contre-exemple insuffisant
un contre-exemple réfute uniquement une proposition universelle. Il ne démontre jamais une proposition positive.
✅ À retenir
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Je connais les 4 méthodes principales : directe, contraposée, absurde, récurrence.
Je sais écrire une démonstration par récurrence avec initialisation, hérédité et conclusion.
Je sais utiliser l'hypothèse de récurrence correctement dans l'étape d'hérédité.
Je sais faire une démonstration par l'absurde (supposer le contraire, chercher contradiction).
Je sais reformuler une implication via sa contraposée quand c'est plus simple.
Je sais qu'un contre-exemple réfute mais ne prouve rien de positif.