FichesFondements & logique

Fondements & logique · niveau commun

Logique mathématique

📘

Définition

Proposition

énoncé mathématique qui est soit vrai (V), soit faux (F). Exemple : « » est vraie ; « tout nombre premier est impair » est fausse.

Négation

de , notée (ou ) : proposition qui est vraie exactement quand est fausse.

Conjonction

et ») : vraie si et seulement si et sont toutes deux vraies.

Disjonction

ou ») : vraie si au moins l'une des deux est vraie (ou inclusif).

Implication

(« si alors ») : fausse uniquement quand est vraie et fausse ; vraie dans tous les autres cas.

Équivalence

équivaut à ») : vraie si et ont la même valeur de vérité.

Réciproque

de : c'est . Attention : une implication et sa réciproque ne sont pas équivalentes en général.

Contraposée

de : c'est . Elle est toujours équivalente à l'implication de départ.

Quantificateur universel

(« pour tout »). signifie que est vraie pour chaque élément de .

Quantificateur existentiel

(« il existe »). signifie qu'il existe au moins un dans tel que est vraie.

Contre-exemple

un élément particulier qui prouve qu'une proposition du type est fausse.

🧮

Formules essentielles

Lois de De Morgan

Négation d'une implication

Contraposition

Équivalence et double implication

Négation des quantificateurs


Table de vérité de l'implication

est vraie sauf si est vraie et fausse. En particulier, « faux implique n'importe quoi » est toujours vraie.

🛠️

Méthodes

Pour nier une proposition avec quantificateurs :

  • Remplacer par et inversement.
  • Nier la proposition interne.
  • Exemple : (ici faux, car la proposition initiale est vraie).

Pour prouver une équivalence :

  • Méthode directe : prouver les deux implications et .
  • Méthode par chaîne d'équivalences : (vérifier que chaque étape est bien une équivalence).

Pour réfuter une proposition universelle :

  • Trouver un contre-exemple : un tel que est fausse.
  • Un seul contre-exemple suffit.

Pour démontrer :

  • Exhiber explicitement un élément et vérifier que est vraie.
  • Ou faire une preuve d'existence non constructive (plus rare au lycée).
✏️

Exemples-types

Exemple 1 — Nier « tous les nombres pairs sont divisibles par 4 »

Énoncé : .

Négation : .

Contre-exemple : est pair mais pas divisible par . Donc l'énoncé est faux.

Exemple 2 — Contraposée pour simplifier une démonstration

Prouver : « si est pair, alors est pair » ().

La contraposée est plus simple : « si est impair, alors est impair ». Si , alors est impair. La contraposée étant vraie, l'implication initiale l'est aussi.

Exemple 3 — Distinguer implication et réciproque

: « ». : « ».

est vraie. Mais la réciproque est fausse : vérifie mais pas . Donc et ne sont pas équivalentes.

⚠️

Pièges et cas particuliers

Confondre « ou » exclusif et inclusif

en mathématiques, « ou » est toujours inclusif : est vraie si au moins l'une des deux est vraie, y compris quand les deux sont vraies.

Confondre implication et équivalence

ne veut pas dire . Toujours vérifier dans quel sens l'énoncé est écrit.

Confondre réciproque et contraposée

la contraposée est logiquement équivalente à l'implication de départ ; la réciproque, non.

Nier partiellement une proposition complexe

dans , on obtient . Attention à bien nier aussi l'implication intérieure.

Ordre des quantificateurs

et ne signifient pas la même chose. Exemple : est vrai, mais est faux.

À retenir

Je sais écrire la négation de , , .

Je sais former la contraposée et la réciproque d'une implication.

Je sais nier une proposition avec quantificateurs et .

Je sais trouver un contre-exemple pour réfuter une proposition universelle.

Je sais prouver une équivalence en séparant les deux implications.

Je sais que la contraposée est équivalente à l'implication, mais pas la réciproque.

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